Enfin… à 20h45 local, ou 21h45 en France, pendant que les Franciliens, dont je suis, attendaient les « attestations dérogatoires » qui leur permettraient de gérer au mieux ce qui leur reste de libertés, le Fagradalsfjall (montagne de la belle vallée) illuminait la nuit en crachant laves et gaz. Éruption à la fois attendue, après les milliers de secousses ressenties dont certaines sévères (voir ma chronique de février), et surprenante car cette région, à haut niveau sismique, n’a pas connu d’éruption volcanique depuis près de 300 ans.
À ce jour les experts croient en une petite éruption – « minable » nous dit le professeur Páll Einarsson -, ce qui rassure compte tenu de la proximité de Reykjavík et de l’aéroport de Keflavík. Il serait dommage de voir ce dernier couvert de cendres, au moment même où en ouvrant un peu plus son accès, l’île prend quelques risques, très discutés sur place, de retour de Covid. Mais on sait, plus en Islande qu’ailleurs, que c’est la nature qui dispose…
J’ai mis ici quelques photos parues dans la presse :
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Voir aussi une vidéo sur https://www.ruv.is/frett/2021/03/20/magnadar-kvikmyndir-af-gosinu
C’est toujours aussi magnifique et spectaculaire pour nous même traitée de « minable » par les Islandais….!!!!
On espère toutefois que cela ne prendra pas plus de proportions catastrophiques !!!!
La vue donnée par la webcam qui permet de voir les évènements en temps réel est toujours intéressante ….. Les islandais qui vont promener leur chien au bord de la coulée…… Trop Drôle !!!
Ce qui reste un mystère pour moi est le risque de pollution par les gaz (SO2). Je ne sais pas non plus s’il y a un risque de retombée de cendres. Je ne pense pas.
En fait, la dernière série d’éruptions date des XIIème et XIIIème siècles, selon le cycle connu : 800 ans de clame, et 300 ans de turbulences. Si toutefois Reykjanes et son tumultueux « sol » ne décident pas de contredire les volcanologues et les scientifiques.
De plus, il semble vraiment s’agir d’une casserole dont le couvercle laisse passer l’eau qui déborde. Mais je ne suis pas volcanologue.